Poêlée de pommes de terre épicées

N’épiloguons pas sur ma longue absence, disons que le printemps a été plutôt chargé…Passons plutôt directement aux choses sérieuses : où ai-je pêché cette recette ??
Cela fait quelques mois déjà que je passe par la chaîne Abel & Cole pour acheter des fruits et légumes bio. Cela faisait longtemps déjà que je souhaitais consommer mieux, c'est-à-dire dans un premier temps bio quand je le peux (lorsque les prix ne sont pas exagérément élevés par rapport au non bio), et dans un deuxième temps, essayer de cuisiner des légumes de saison ayant fait le moins de trajet possible. C’est chose faite (en partie…) : Abel & Cole ne fournit que des fruits et légumes bio. Leur règle d’or est d’acheter britannique autant que possible. Ils ont un réseau de plus de 60 producteurs britanniques indépendants et toute leur viande, poisson, produits laitiers et pain sont d’origine britannique. Ils achètent autant de fruits et légumes britanniques qu’il est possible en fonction des saisons, et complètent leur liste de produits en se fournissant aussi près du Royaume-Uni qu’ils le peuvent, en évitant le transport par avion et en favorisant le commerce équitable. Exactement le genre de politique que je recherchais, donc je me suis lancée, et chaque semaine, je reçois une boîte de 8 légumes de saison et une boîte de 3 fruits de saison. Ils sont super flexibles car on connaît la composition de la boîte à l’avance ce qui nous permet d’éliminer les produits non désirés. En plus ils livrent directement chez nous !!!
Après une mauvaise expérience avec le poisson de supermarché, et lecture attentive de la provenance des produits, j’ai décidé de ne plus y acheter de poisson (exception faite du saumon bio). Là encore, Abel & Cole satisfait mes souhaits en ne fournissant que du poisson d’élevage bio ou sauvage, pêché au large des côtes de Cornouailles par de petits bateaux. Alors là par contre, le prix…bon y a toujours moyen de commander des filets de maquereau ou de poisson plat à un prix abordable pour l’Angleterre et de se faire plaisir de temps en temps avec autre chose…Tout ce qui est produit frais est livré dans des boîtes isothermes avec des sachets de glaçons pour tenir les produits au frais puisque le livreur laisse la livraison devant la porte en cas d’absence…plutôt pratique (si on vit dans un quartier civilisé et qu’on ne craint pas le vol bien sûr…).
Donc me voilà à recevoir mes boîtes chaque semaine, avec parfois des légumes inconnus au bataillon comme le « kohl rabi », une variété de chou très doux parfait en salade. Et comme Abel & Cole sait que ce légume est peu connu, ils fournissent une fiche technique avec description du légume et idées pour l’accommoder. On trouve cette fiche chaque semaine, pas seulement pour les produits peu connus, et je dois dire que c’est pratique parce quand on reçoit des patates et du chou toutes les semaines, on arrive vite à court d’idées !! Des pommes de terre classiques, je sais quoi en faire, mais les petites pommes de terre nouvelles pleines d’amidon ??? J’ai essayé dans la purée de bébé, pas une idée grandiose si on veut éviter de faire manger de la colle à son p’tit bout…Alors un truc qui va bien avec le barbecue c’est une salade de pommes de terre, pesto et pancetta, trouvée sur le site de l’atelier des chefs (mon nouveau site chouchou, il faudra que j’en parle un jour…). Alors je l’ai faite une fois, deux fois et puis…ah encore des pommes de terre nouvelles…ouf il y a une fiche avec celles-là !! « Bombayed Jersey Royals »…Poêlée de pommes de terre épicées quoi…
J’ai pas mis le piment (1/2 cuil. à soupe de piment en poudre pour ceux qui l’aiment chaud), remplacé les graines de cumin (qui ne font pas partie de ma boîte à épices) par des graines de coriandre, mis un oignon jaune à la place du rouge et pas mis la coriandre fraîche (dommage !) et voilà un super accompagnement pour un poisson juste poêlé. Ca fait déjà deux fois que je les cuisine, dont une avec une poignée d’épinards rajoutée en fin de cuisson des pommes de terre, très bon aussi. Phénomène étrange, après avoir mangé ce plat, on a une drôle de sensation sur le bout de la langue, un peu comme quand on mange du poivre du SiChuan, sauf qu’il n’y en a pas, et je n’arrive pas à déterminer quelle épice produit cet effet…
Poêlée de pommes de terre épicées
Pour 4 personnes
2 cuil. à soupe d'huile d'olive
1 cuil. à soupe de graines de coriandre
1 cuil. à soupe de graines de moutarde
5 cm de racine de gingembre pelée et râpée finement
1 gousse d'ail pelée et écrasée
1 oignon pelé et émincé finement
1 cuil. à soupe de curcuma
1 cuil. à soupe de garam masala
800 g de pommes de terre nouvelles pelées et coupées en cubes de la taille d’une bouchée
Faites chauffer l’huile dans une poêle. Ajoutez les graines de coriandre et de moutarde et faites les frire environ 1 min jusqu’à ce qu’elles essaient de s’échapper de la poêle. Ajoutez le gingembre, l’ail et l’oignon. Faites frire pendant 1 min. Ajoutez le curcuma, le garam masala et la poudre de piment (optionnel). Faites cuire quelques minutes jusqu’à ce que l’oignon commence à ramollir.
Baissez le feu au minimum et ajoutez les pommes de terre. Ajoutez de l’eau à mi-hauteur, couvrez et laissez cuire 10-15 minutes jusqu’à ce que les pommes de terre soient cuites. Remuez souvent. Rajoutez un peu d’eau si nécessaire pour éviter que les pommes de terre ne collent à la poêle, mais pas trop, il ne faut pas qu’elles baignent dans l’eau au moment du service ! Vous pouvez ajouter des feuilles d’épinards 2 minutes avant la fin de la cuisson et/ou parsemer de coriandre fraîche juste avant de servir.
Tarte chocolat - orange

Encore du chocolat ?? Oui, mais c’est pour une bonne cause : c’est bientôt Pâques et les idées de desserts au chocolat sont toujours les bienvenues…non ?
Sur les conseils de bloggeuses chevronnées, j’ai fait acquisition (via ce cher Père Noël) de la fameuse Encyclopédie du chocolat, rédigée sous la direction de Frédéric Bau de l’école du grand chocolat Valrhona. Le livre est très bien fait avec des sections techniques et de magnifiques recettes…on a envie de toutes les essayer !! Mais faute de temps, je n’ai eu l’occasion pour le moment de tester que l’éclair au chocolat : la crème pâtissière au chocolat est un vrai régal, par contre j’ai raté le glaçage, donc à recommencer pour une publication future ; le marbré chocolat/vanille : texture parfaite du gâteau, mais pas assez chocolat pour moi…et mardi dernier, envie de faire plaisir à ma maman qui était venue passer 10 jours avec nous en lui préparant un dessert au chocolat. Je pense à ces restes de pâtes sablée dans mon congélateur et scanne les recettes de tartes de l’encyclopédie du chocolat…bingo ! Des tartelettes chocolat/clémentines. La recette parfaite, je n’ai pas de clémentines, mais 2 oranges bio traînent dans mon compotier. Il faut faire une chantilly à la fleur d’oranger, on n’est pas fans dans la famille, mais du Grand Marnier, oui !! Et cerise sur le gâteau, ça n’a pas l’air trop lourd et trop fort en chocolat, donc même papa va peut-être aimer !! Ah oui, et ce qui ne gâche rien, c’est relativement rapide (je m’y suis prise vers 18h30 pour une dégustation le soir même), avec un peu d’organisation bien sûr…
Donc, verdict : tout le monde a beaucoup aimé. Mon chouchou et moi qui ne sommes pas amateurs des alliages chocolat - fruits nous sommes régalés parce que le parfum de l’orange est présent mais reste subtil. Et puisque je m’étais portée volontaire pour amener le dessert au premier barbecue de l’année hier, j’ai refait ce dessert en version tarte en kit pour le transport : le fond de tarte et le crémeux au chocolat toujours dans le moule, la chantilly dans une boîte en plastique et les oranges séchées dans une autre pour un montage au dernier moment !
Pour ceux que la pensée de faire sa pâte sablée soi-même rebute, pensez au montage en verrine : un fond de palets bretons émiettés, le crémeux au chocolat et la chantilly…
Dernières précisions avant de dévoiler la recette : pour certaines raisons, j’essaie de limiter ma consommation de produits laitiers en ce moment. Difficile de remplacer la crème liquide ici, j’ai quand même remplacé le lait par du lait de riz. Honnêtement, ça ne se sent pas ! J’ai aussi fait un mélange 50/50 chocolat au lait/chocolat noir parce que je n’aime pas les desserts trop sucrés…
Tarte chocolat orange
Pour 1 moule rectangulaire de 11x35 cm ou 6-8 tartelettes
Pâte sablée aux amandes
140 g de beurre à température ambiante
75 g de sucre glace
25 g de poudre d'amande
1 pincée de sel
1 œuf
250 g de farine
Orange séchée
100 g d'eau
100 g de sucre semoule
1 orange traitée (ou 2 clémentines)
Crémeux au chocolat/orange
70 g de chocolat au lait 40%
70 g de chocolat noir 68% (ou 140 g de chocolat au lait 40%)
2 jaunes d’œufs
25 g de sucre semoule
125 g de lait de riz (ou de lait entier)
125 g de crème liquide (« single cream » pour les îliens…) Le zeste d’une orange (clémentine) non traitée
Chantilly au Grand Marnier
1 gousse de vanille
250 g de crème liquide (1/3 single cream, 2/3 double cream)
25 g de sucre semoule
1 cuil. à café de Grand Marnier (quelques gouttes de fleur d'oranger)
Pralin pour la déco et le croquant

Préparez le fond de tarte : mélangez le beurre pommade et le sucre glace (à la feuille du robot si vous avez). Ajoutez l'œuf, la poudre d'amande et la farine. Ne travaillez pas trop la pâte. Placez au réfrigérateur 2 heures au minimum. Etalez la pâte sur 3 mm d’épaisseur et garnissez les moules. Piquez la pâte avec une fourchette. Si la pâte est encore bien froide, enfournez directement 15 minutes à 150-160°C, jusqu’à l’obtention d’une belle couleur ambrée. Sinon, placez 30 min au réfrigérateur avant d’enfourner.
Pour les oranges séchées : dans une casserole, faites chauffer l’eau et le sucre pendant 1 minute. Découpez de fines tranches d’orange avec la peau, puis faites-les cuire une dizaine de minutes dans le sirop. Disposez-les sur une plaque et faites les sécher dans un four à 120°C pendant 35 minutes environ (ça c’est ce que dit le livre, moi je les ai bien laissées 1h).
Pour le crémeux chocolat/orange : faites fondre le chocolat au four micro-onde ou au bain-marie. Dans un saladier, mélangez les jaunes d’œufs et le sucre. Ajoutez le lait, la crème et le zeste d’orange. Versez dans une casserole et cuisez à feu doux. Remuez jusqu’à obtenir une cuisson à la nappe qui doit épaissir légèrement (84°C). Retirez du feu, filtrez et versez la crème dans un saladier. Passez-la quelques secondes au mixer plongeant pour obtenir une texture lisse et onctueuse (étape optionnelle, j’ai fait avec et sans, je n’ai pas vu la différence). Versez lentement 1/3 du mélange sur le chocolat fondu. A l’aide d’une maryse, mélangez énergiquement (comme pour monter une mayo) pour créer un noyau élastique et brillant. Incorporez le deuxième tiers selon le même procédé, puis le troisième.
Coulez le crémeux chocolat/orange sur les fonds de tartelettes et réservez au réfrigérateur au moins 2h.
Préparez la chantilly au Grand Marnier : fendez la gousse de vanille, grattez l’intérieur pour en extraire les grains que vous ajoutez à la crème liquide. Ajoutez le sucre et le Grand Marnier. Fouettez jusqu’à obtenir la consistance d’une chantilly légère.
Pour le dressage : décorez la tarte avec chantilly à l’aide d’une poche à douille. Si vous le souhaitez, vous pouvez parsemer la tarte de pralin pour un petit côté croquant. Enfin, répartissez les tranches d’orange séchées.
Financiers au chocolat

Vous recherchez une douceur ultra rapide et facile à réaliser pour accompagner votre café ? Ces mini-financiers sont pour vous !
En réalité, je fais rarement ces financiers pour accompagner le café. Par contre, j’aime bien préparer des assiettes de desserts (3 en général) et l’avantage des financiers c’est qu’on n’utilise que le blanc des œufs, ce qui est un complément parfait aux crèmes brûlées…ça fait déjà 2 desserts qui font en général l’unanimité. J’essaie ensuite de faire un troisième dessert avec un fruit, histoire d’avoir quelque chose de plus ou moins équilibré, et le tour est joué !
Encore une recette empruntée à Pascale Weeks du blog C’est moi qui l’ai fait. Elle a elle-même adapté une recette du chocolatier parisien Jean-Paul Hévin, et ils sont juste parfaits. Elle précise dans sa recette d’utiliser du très bon chocolat…je confirme ! J’ai réalisé la recette avec du chocolat Alpaco à 66% de Valrhona et on obtient des financiers chocolatés juste ce qu’il faut et très parfumés. Malheureusement, lorsque je suis arrivée à bout de mon stock, j’ai utilisé du chocolat pâtissier de base et là, grande déception: on ne sent plus du tout le goût du chocolat et pour être honnête, les financiers sont fades !!!! Donc méfiance…Ah et bien sûr mes financiers ne ressemblent pas à des financiers puisque j’utilise des moules à mini muffins.
Le conseil du jour : surveillez bien la cuisson et sortez les financiers du four dès qu’ils sont juste cuits pour qu’ils restent bien moelleux (je les touche du bout du doigt pour vérifier qu’ils sont souples mais que la pâte n’est plus liquide).
Mini financiers au chocolat
Pour une vingtaine de financiers
150 g de crème liquide
150 g chocolat noir
40 g de farine
60 g de sucre glace
40 g de poudre d’amandes
60 g de beurre
3 blancs d’oeufs
½ cuil. à café de levure chimique
1 pincée de sel

Faites chauffer la crème dans une casserole sur feu doux. Au premier bouillonnement retirez la casserole du feu, mettez le chocolat noir coupé en morceaux et remuez jusqu’à ce que tout le chocolat soit fondu.
Faites fondre le beurre dans une casserole sur feu doux. Laissez chauffer, jusqu’à ce que le beurre dégage une légère odeur de noisettes et réservez.
Dans un grand bol, mélangez la farine, la levure, le sel, le sucre et la poudre d’amande. Ajoutez les blancs d’œufs et mélangez bien à l’aide d’un fouet. Ajoutez ensuite le beurre refroidi et mélangez. Ajoutez le mélange chocolat crème et mélangez à nouveau.
Mettez dans les moules à mini financiers ou mini muffins et enfournez dans un four préchauffé à 180°C pour environ 10 minutes.
Mignon basse température à l'orange et à la vanille, salade de lentilles orange et vanille

Filet mignon de porc ?? Beurk, c’est sec, moi pas aimer, j’ai l’impression de m’étouffer avec…et puis ma petite cousine Lucile, qui partage avec moi la même passion de la cuisine m’envoie le lien du blog Kitchen Victim, que je ne connaissais pas jusque là. Les recettes ont l’air toutes aussi bonnes les unes que les autres, et je tombe sur « le mignon basse température laqué à l’orange et à la vanille, salade de lentilles orange et vanille ». Là je me dis qu’il ne faut pas rester sur de mauvaises impressions et je sais pour avoir dégusté du veau basse température dans le restaurant Atmosphères au Bourget-du-Lac, que ce genre de cuisson peut faire des miracles.
Donc recette essayée rapidement et adoptée !! Le porc est super tendre et moelleux et la vanille lui va si bien. Par contre, pas de panique, il reste légèrement rosé à cœur mais mon ami Wikipédia dit que « l’amélioration des conditions d’élevage industriel et des contrôles sanitaires font qu’il est possible (…) de manger de la viande de porc rosée, pour peu que la température interne de cuisson ait atteint 70°C, ce qui implique idéalement l’utilisation d’un thermomètre de cuisine ». Bon, j’avoue, je ne suis pas allée vérifier, mais je me dis que 3h à 70°C, ça doit être bon, et puis dans le doute, on peut toujours congeler la viande (une congélation prolongée à -20°C tue les larves) avant de la cuisiner !
Kitchen Victim propose aussi de réaliser cette recette avec du magret de canard, ce que j’ai fait, accompagné d’une salade verte et de polenta au parmesan…délicieux ! Ah c’est sûr, le magret n’est pas saignant, mais il est tellement tendre et moelleux que ce n’est pas un problème.
Mignon basse température à l’orange et à la vanille, salade de lentilles orange et vanille
Pour 4 personnes
Pour la viande
2 filets mignon de porc
2 gousses de vanille
2 oranges à jus
2 cuil. à soupe de sauce soja
Pour les lentilles
250 g de lentilles vertes
1 gousse de vanille
1 orange à jus
1 orange de table
1 filet d’huile d’olive

Dégraissez le filet mignon. Pressez le jus des oranges, ajoutez-y les graines des gousses de vanille et la sauce de soja. Mettez la viande à mariner pour 2 heures au minimum (toute une nuit si possible) dans un sac de congélation avec ce mélange plus les gousses de vanille vidées de leurs graines.
Faites chauffer une poêle légèrement huilée. Sortez le filet mignon de la marinade et saisissez-le de tous les côtés dans une poêle avec un filet d’huile d’olive, sur feu vif.
Transférez-le dans un plat allant au four et enfournez pour 3 heures à 70 degrés. Retournez-le et arrosez-le toutes les demi-heures avec le jus de la marinade.
Parallèlement, placez les lentilles dans une casserole contenant le double de leur volume en eau. Portez à ébullition, puis laissez mijoter à feu doux pour 20-30 minutes (les lentilles doivent être « al dente » ). Egouttez-les et salez.
Coupez la gousse de vanille en deux sur la longueur, à l'aide de la pointe d'un couteau d'office, prélevez les graines et déposez-les dans une petite casserole avec le jus de l’orange et la gousse de vanille vidée. Portez à ébullition puis retirez du feu. Laissez infuser pendant la cuisson des lentilles. Retirer les morceaux de la gousse de vanille en pressant avec les doigts pour en extraire le maximum de jus et de saveurs.
Dans un cul de poule, mélangez les lentilles, le jus d’orange vanillé, et l'huile d'olive. Vérifiez l'assaisonnement. Coupez une orange à vif et retirez-en les suprêmes.
Coupez de fines tranches de filet mignon et nappez-les avec une cuillère de la marinade, servez accompagné des lentilles et de suprêmes d’orange.
Oeufs pochés aux épinards et à la crème de cheddar

Je vieillis !! Et à vitesse grand V depuis 5 mois…les rides se creusent sur le front, bon, je vous passe les détails. Reste plus qu’à trouver des avantages à vieillir…A vrai dire, j’en ai un super : nos goûts changent en vieillissant, et généralement dans le bon sens. C’est en fait assez surprenant de faire la liste des aliments (souvent looongue) que nous n’aimions pas étant plus jeune et de voir que notre palais a tellement changé que certains de ces aliments font maintenant partie de vos préférés.
Le meilleur exemple pour moi c’est la betterave. Beurk, c’est trop sucré, c’est mou, j’aime pas ! Et puis un jour on la goûte crue, râpée en salade…eh mais c’est très bon !! Et on la regoûte cuite…mais c’est bon aussi !! Et en jus centrifugée avec de la pomme, un régal !!
Et je suis sur la même voie avec les épinards. Comble du comble, mon blog s’appelle « du cœur dans les épinards » alors qu’au moment où j’ai créé mon blog je n’aimais toujours pas les épinards, mais j’aimais vraiment le jeu de mots…Donc épinards : pas bon !! Il faut dire ma maman n’aimait pas ça et les rares fois où elle les préparait, à la crème à partir de surgelés, pas terrible…j’ai goûté régulièrement, en attendant patiemment le déclic de mon palais, et je crois que le même processus que la betterave s’est mis en place : j’ai mangé de jeunes feuilles d’épinard crues, en salade. Ah oui, pas mauvais. Et en jus centrifugé concombre, épinards, pomme, super bon !! Et de là, j’ai commencé à tester des recettes où les épinards sont « cachés » comme des cannellonis épinards ricotta noyés sous la sauce tomate. Puis, plus aventureuse, la tarte façon spanakopita où là, on ne peut plus renier le goût de l’épinard. Et dernier en date, cet œuf poché aux épinards, je me suis régalée !!! Mais je reste tout de même méfiante vis-à-vis de l’épinard : j’ai fait toutes ces recettes avec de jeunes pousses d’épinards frais, je ne suis pas sûre de me régaler autant avec de grandes feuilles d’épinard plus fortes en goût…
Tout ça pour dire que j’ai piqué la recette des œufs pochés aux épinards dans le magasine Saveurs N°178. C’est simple, c’est rapide et c’est super bon ! Il paraît que le pochage des œufs est une opération délicate, j’ai suivi les indications du magasine, et c’était peut-être la chance du débutant mais ils étaient parfaits.
Œufs pochés aux épinards à la crème de cheddar
Pour 4 personnes
120 g de cheddar fermier mature
4 gros œufs
600 g d’épinards frais
30 g de beurre
25 cl de crème liquide
5 cl de vinaigre blanc (j’ai mis du vinaigre de cidre)
Sel de maldon

Epluchez et lavez les épinards si vous n’avez pas la chance de les avoir trouvés en sachet déjà prêts à l’emploi ! Faites-les fondre 3 min dans une grande cocotte (600 g c’est volumineux) avec le beurre. Egouttez-les dans une passoire au-dessus d’un bol afin de récupérer le jus de cuisson.
Mettez la crème et le jus de cuisson des épinards à chauffer sur feu moyen dans une casserole avec le cheddar râpé. Ajoutez les épinards, salez, poivrez et gardez au chaud.
Faites chauffer une casserole remplie à moitié d’eau additionnée du vinaigre mais surtout sans saler. Cassez les œufs dans des ramequins. Quand l’eau frémit, versez les œufs délicatement dedans. Laissez cuire 3 min puis sortez les œufs. Egouttez-les sur un papier absorbant.
Répartissez les épinards à la crème dans des assiettes creuses, déposez un œuf poché dessus. Poivrez, parsemez de sel de Maldon. Vous pouvez aussi ajouter quelques copeaux de cheddar, de la ciboulette…au gré de vos envies et du contenu de votre réfrigérateur !


